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[i55a]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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47
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« C'est tout ce que j'ay à vous faire savoir de ce costé là.
"Et de celuy où est l'Empereur, j'euz hier nouvelles que mercredy dernier M il envoya une bonne et grosse trouppe de gens pour recongnoistre la ville de Metz, dont mon cousin le duc de Guise ^ feist sortir quelques gens; et y eust une forte et roidde escarmouche qui ne fut pas à l'advantage de ses gens. Touteffoys je ne sçay encores si led. Empereur sera pour assiéger lad. ville ou non; mais quoy qu'il en-trepreigne, il n'en peult attendre que mauvaise yssue, car, s'atachant à ladicte ville, il la trouvera si bien pourveue et tant de gens de bien dedans qu'il n'y scauroit gaigner que du froit et des coups; et voullant marcher plus avant, il ne sçaura que mourir de fain; et si trouvera Verdun, Stenay, Yvoy, Dampvilliers, Montmadi, et les autres places de ma nouvelle conqueste non moings bien pourveues(3', et aprés celles de mes vieilles frontieres en si bon
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estat, qu'il n'entreprist jamais besongné si fâcheuse ne dont il ne rapportast moins d'honneur et aussi peu de prouffit.
"Ce que vous me ferez grant plaisir de faire entendre à mes bons subjects et serviteurs de delà, et comme j'ay faict passer en Picardye de bonnes et grosses forces pour faire teste aux ennemys et, si l'occasion s'offre, les aller veoir jusques chez eux, afin de prandre revenche de leur folle demeure et entreprinse.
"Priant Dieu, mon Cousin, qu'il vous ayt en sa saincte et digne garde.
"Escript à Reyms, le xxiii0 jour d'Octobre, l'an mil vc Lii.n
Signé : HENRY. De L'Aubespine.
Et à la subscription :
A mon Cousin le Cardinal de Bourbon.
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LXVII. — Mandemens aux Conseillers et Quarteniers.
a4 octobre i552. (B fol. 35 r°; A fol. i4 r°)").
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Incontinent lesd, lettres veues, mesd. S" Prevost des Marchans et Eschevins commandèrent expedier mandemens aux vingt quatre Conseillers et seize Quarteniers de lad. Ville, pour oyr la lecture desdictz lettres ct leur faire entendre les bonnes nouvelles du Roy; desquelz la teneur ensuyt.
2 4 octobre.
"Monsr le president, plaise vous trouver demain, heure de midy attendent une, en l'Hostel de ceste Ville, pour oyr la lecture des lettres du Roy à nous envoyéez, et entendre des bonnes nouvelles tant du costé de la Picardye que de par delà'5'. Et n'y veuillez faillir.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le xxim0 jour d'Octobre mil vc lu.
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"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, tous vostres.n
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a 4 octobre.
k Sire Jehan Basannier, Quartenier de ladicte Ville, soyez demain, à midy attendent une heure, en l'Hostel de ceste Ville, pour oyr la lecture des lettres du Roy à nous envoyéez, et entendre des bonnes nouvelles tant du costé de la Picardye que de par delà. Et n'y faictes faulte.
"Faict au Bureau de dadicte Ville, le xxiine jour d'Octobre mil vc lu.»
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--) En marge de ce passage, le Registre B porte la notule suivante, écrite de la mémo main que le texte : L'Empereur assiéra Metz le vendredy xi x' jour d'Octobre m e° iu.
(2) Le -duc de Guisen, François de Lorraine; voir la note i de la page 54.
(3) Les succès de cette campagne de 155 2 en Lorraine ot Luxembourg furent célébrés par des fètos et solennités religieuses dont il a déjà été fait mention à la note 4 de la page 2 5.
(4' La contribution du Registre A se borne à la rubrique et à la rédaction, modifiée ainsi qu'il suit, de la fin du préambule : . . . de lad. Ville, pour venir demain, heure de mydi attandant une heure, en l'Oslel de lad. Ville, oyr la lecture desd, lettres du Roy.
(5) On sait quo cette expression t.par do là» ou «de l'autre costé» s'applique à la campagne de Lorraine ot Pays Messin, par opposition à celle de Picardie.
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